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l'actualité
publié le : 12/06/2017
  

Protérozoïque

-2 milliards d'années à -542 millions d'années

Un Acritarche

Les Acritarches regroupent tous les microfossiles inclassables. Leur grande taille en fait cependant des Eucaryotes indubitables. Ils étaient composés d'une coque formée de chitine sur laquelle étaient fixés des appendices de formes variées. Ils devaient constituer une part importante du plancton. Ce sont d'excellents fossiles stratigraphiques pour le Protérozoïque et surtout le Paléozoïque.

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Paléogéographie

La tectonique des plaques fonctionne sans doute depuis le début du Protérozoïque. Trois supercontinents vont ainsi se succéder s'assemblant, puis se disloquant. Chaque phase d'assemblage succède à une orogenèse. C'est d'abord Columbia suivant l'orogenése hudsonnienne, Rodinia suivant l'orogenèse Grenvillienne et enfin Pannotia (ou Gonwana land) suivant les orogenèses cadomienne et pan-africaine.

Les mouvements de la croûte continentale peuvent être reconstitués depuis 1100 Ma. On voit ainsi que la Rodinia se forme vers - 900 Ma et se disloque au bout de 120 Ma à cause de l'accumulation de chaleur sous la croûte continentale isolante (super panache). Les puzzles de L'Afrique et de l'Amérique du Sud s'assemblent lors de la formation de la Pannotia. Et la France dans tout celà? Un granite de 1 milliard d'années quelque part au milieu de la Rodinia en gestation.

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Continents et climat

La Terre a connu plusieurs glaciations au cours du Protérozoique. L'augmentation de l'activité volcanique a permis le dégel.

Les principaux évènements géologiques et biologiques du Protérozoïque.

Le Protérozoïque a connu 3 glaciations intenses pendant lesquelles la Terre a peut-être été totalement recouverte de glace et ses océans gelés sur plusieurs kilomètres d'épaisseur. Les simulations climatiques montrent que les deux dernières pourraient avoir été provoquées par l'érosion intense qui a accompagné la dislocation de la Rodinia située sous l'équateur. L'altération des silicates entraîne la dissolution puis la précipitation du CO2 sous forme de carbonate de calcium dans les océans. Par voie de conséquence l'effet de serre diminue et avec lui la température de la planète. L'augmentation de l'activité volcanique aurait permis la sortie des périodes glaciaires en dopant la quantité de CO2 atmosphérique.

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La vie dans les océans

La vie dans les océans au Proterozoîque supérieur (Australie, région d'Ediacara).

Namacalathus (longueur 3 cm), l'un des rares animaux à squelette calcifié du Protérozoïque (d'après Watters et Grotzinger, 2001)

Au début de la période, la vie est uniquement représentée par des Procaryotes. Les Cyanobactéries photosynthétiques produisent du dioxygène qui est capturé par le fer en solution dans les océans ce qui donne naissance aux gisements de fer rubané. Vers -2.3 milliards d'années le fer des océans s'épuise et le dioxygène s'accumule dans les océans et dans l'atmosphére. Durant le milliard d'années qui suit les Eucaryotes font leur apparition sans doute favorisés par la teneur croissante en dioxygène. Ils s'organisent en êtres pluricellulaires. Les animaux laissent des traces dans les sédiments mais leurs corps mous ne se fossilisent pas et ce n'est qu'à l'extrême fin du Protérozoïque que leurs restes sont connus à l'état fossile (faune d'Ediacara).

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créée le : 29-04-2013     modifiée le : 26-12-2015     visites depuis le 31/10/2015
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