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publié le : 01/06/2020
  

Glossopteris

glossopteris

Répartition des fossiles de Glossopteris sur les continents avec leurs positions actuelles (plotting software ©2002-2009 J.Alroy, The Paleobiology Database)

glossopteris

Répartition des fossiles de Glossopteris sur les continents avec leurs positions au Permien (plotting software ©2002-2009 J.Alroy, The Paleobiology Database).

Le terme de Glossopteris désigne des feuilles fossiles de 2 à 30 cm de long qui doivent leur nom au fait qu'elles ont la forme d'une langue (en grec glossa veut dire "langue"). Elles sont célèbres par le fait qu'elles ont fourni à WEGENER un argument étayant sa théorie de la dérive des continents. Ces feuilles sont très abondantes dans les terrains permiens d'Amérique du sud, d'Afrique du Sud, de l'Inde et de l'Australie. WEGENER expliquait cette dispersion par le fait qu'au Permien ces contrées, maintenant distantes de milliers de kilomètres, étaient réunies en un seul bloc.

glossopteris

Glossoptéridale : plante entière portant les feuilles Glossopteris.

On pense que ces feuilles appartenaient à des arbres pouvant atteindre 30 mètres de haut mais on n'a jamais retrouvé de plante entière (Gould et Delevoryas, 1977). Les différentes parties ont été décrites séparément : le tronc comme Dadoxylon et les racines comme Vertebraria .Le bois du tronc et des branches ressemble à celui des Araucarias et présente des cernes ce qui indiquent que ces végétaux vivaient sous un climat présentant des saisons tranchées. Les feuilles étaient sans doute caduques comme chez les végétaux vivant actuellement sous les latitudes tempérées. Si l'on remet les continents à la place qu'ils occupaient au Permien, la zone à Glossopteris correspond d'ailleurs à la zone tempérée de l'hémisphère sud. Vers 1960, on a découvert des fossiles pétrifiés d'abord en Australie puis en Antarctique. Les différente parties des Glossopteris y sont conservées dans leurs moindres détails. Les coupes dans les fossiles silicifiés permettent une étude de l'appareil végétatif et surtout de l'appareil reproducteur au niveau cellulaire.