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publié le : 12/10/2017
  

Les Australopithèques, des bipèdes arboricoles

LUCY (Australopithecus afarensis) squelette complet à 40 %. Remarquez la largeur du bassin et le fémur dirigé vers l'intérieur. (photo : talkorigin.org)

LUCY (Australopithecus afarensis)
squelette complet à 40 %. Remarquez la largeur du bassin et le fémur dirigé vers l'intérieur. (photo : talkorigin.org)

En 1973, l'International Afar Research Expedition, dirigée par Y. Coppens, M. Taieb et B. Johanson, entreprend des fouilles à Hadar en Éthiopie. Le squelette d'une femelle d'Australopithecus afarensis est mis à jour. Il devient rapidement célèbre dans les médias sous le nom de Lucy. Il est vrais que Lucy a tout pour séduire ... un paléontologue. Haute d'à peine 1,10 m, son bassin est large, plus large que dans le cas de l'espèce humaine ; ses fémurs sont dirigés vers l'intérieur et le tibia est évasé au niveau de l'articulation du genou. Avec tous ces caractères Lucy accède alors au rang du plus vieille hominidé bipède. Elle devait se déhancher fortement en marchant mais elle se déplaçait sur deux pieds qui ne sont malheureusement pas conservés.

Pour étudier un pied presque complet il faudra attendre 1994 et la découverte à Sterkfontein (Afrique du Sud) de "Littlefoot" un Australopithecus africanus. L'articulation entre le tibia et le pied et celle d'un bipède mais le premier métatarsien s'écarte des autres et il est mobile comme chez le gorille ou le chimpanzé chez qui cette particularité anatomique facilite le grimper. La voûte plantaire est peu prononcée.

Australopithecus africanus possède 6 vertèbres lombaires au lieu de 5 chez l'homme mais leur courbure est de type humain.

Outre le pied les Autralopithèques possédaient d'autres caractèristiques d'une adaptation à la vie arboricole comme par exemple une articulation de l'épaule permettant des mouvements trés amples des bras au dessus de la tête ou la forme incurvée des phalanges de la main et du pied.

D'autres caractères sont intermédiaires entre ce que l'on observe chez un bipède (l'Homme) et un arboricole (le Chimpanzé) : le membre supérieur est plus long que chez l'Homme sans pour cela dépasser la taille du membre inférieur comme chez le Chimpanzé. Sous le crâne, le trou occipital occupe aussi une position intermédiaire entre ce que l'on observe chez l'Homme et chez le Chimpanzé.

Les Australopithèques pratiquaient une bipédie originale différente de la nôtre. Les empreintes découvertes à Laetoli attestent qu'ils se déplaçaient en position dressée avec efficacité sur plusieurs dizaines de mètres. Ils n'avaient pourtant pas perdu la capacité de grimper dans les arbres ce qui devaient constituer un sérieux avantage pour échapper à leur prédateurs.

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créée le : 11-11-2012     modifiée le : 21-09-2015     visites depuis le 31/10/2015
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